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Découvrez les p’tits zincs Gallia.

Authentiques, chaleureux et typiquement parisiens, ils valent le détour.


Les p'tits zincs parisiens sont ici

 

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Avant 1890: L’embryon


La brasserie qui a vu naître la bière Gallia existait avant 1878, elle était située au 14 rue de la Voie Verte dans le quartier Paris-Montrouge (aujourd’hui le 14ème arrondissement; la rue de la Voie Verte deviendra la rue du Père Corentin en 1945).

A l’époque, le quartier, berceau de la bière Gallia, comprenait surtout des carrières, des champs de blé, des jardins maraîchers, des guinguettes où l'on servait les petits vins de Bagneux, Montrouge, Chatillon…

Plusieurs brasseries s'installèrent dans ce quartier car elles se servaient des carrières en sous-sol comme caves de fermentation et caves de garde.

Avant 1878, la brasserie de la Voie Verte fabriquait des bières "très spéciales": la "Bière de Lait", la "Bière de Goudron" et des "Bières Médicinales".

C’est en 1879 que les propriétaires décidèrent de produire, outre les bières "très spéciales", des bières traditionnelles appelées "Bières Gallia". Il y avait quatre sortes: la Forte, la Double, la Petite et la Bock. C’est le début de l’aventure ‘Gallia’ !

A cette période cependant, la brasserie produisait annuellement environ 20.000 hectolitres, ce qui ne permettait pas à l'affaire de prospérer et conduit même la société à sa dissolution en 1889…
…ce qui offrit à la brasserie une nouvelle vie, très vite couronnée de succès, avec l’arrivée de Jean-Jacques Wohlhüter, négociant en houblons à Strasbourg, monté à Paris pour reprendre l’affaire à l’aube de l’année 1890 !


De 1890 à 1935: La croissance


JJ Wohlhüter et ses associés, créèrent donc en janvier 1890 la société "La Nouvelle Gallia".

Très vite, la bière Gallia connaît un immense succès, en 1896, elle s'agrandit entre les rues la Voie Verte d'un côté et Sarrette de l'autre et cette même année, elle devient la 2ème plus grosse brasserie de Paris.

En 1898, elle reprend la brasserie « La Taverne », située boulevard Richard Lenoir qui deviendra de plus en plus prospère. Et surtout en 1900, La Nouvelle Gallia obtient une Médaille d'Or à la grande Exposition Universelle, la plus haute récompense qu'aucune autre brasserie n'a obtenue.

Enfin, pendant la période de 1890 à 1939, soit pendant 49 ans, les ventes progressent de 245%, passant de 39.000 hectos à 135.000 hectos. Le pic sera atteint en 1932 avec 150.000 hectos !

C’est aussi pendant cette période que la direction de la brasserie passera peu à peu aux mains du gendre de JJ Wohlhüter puis au petit fils de celui-ci.


De 1939 à 1962: La guerre et ses conséquences


Pendant la seconde guerre mondiale, la brasserie reste active en dépit des nombreuses difficultés dues à la pénurie de matières premières, de charbon et de main d'œuvre.

A la fin de la guerre, les dirigeants de La Nouvelle Gallia abordent les années '50 avec confiance. Ils investissent dans la modernisation de l'usine: acquisition d'un terrain, construction d'un nouveau bâtiment, nouvelle ligne d'embouteillage etc...

Cependant, à la fin des années 50, la brasserie, fragilisée pendant la guerre, se heurte à plusieurs difficultés : les aléas climatiques, la hausse des matières premières, de la main d'œuvre et des charges sociales; mais surtout les effets de la mondialisation naissante avec la concurrence des bières étrangères, d'Allemagne, de Hollande et de Belgique notamment, promues par de gros investissements publicitaires.

Les ventes au début des années 60 se situent entre 100.000 et 120.000 hectos. Elles sont donc inférieures aux ventes d’avant guerre. A cette période, la Nouvelle Gallia, n'avait pas atteint la taille critique pour faire face aux assauts agressifs de la concurrence…


De 1962 à 1968: Le déclin


En ce début des années 60, les dirigeants de la Nouvelle Gallia réfléchissent à contrecœur à la dissolution de la brasserie.

A plusieurs reprises des promoteurs immobiliers proposèrent le rachat du terrain de la brasserie. Aucune suite ne fut donnée à ces propositions car la société souhaitait avant tout la continuation de son activité brassicole.Les pourparlers étaient donc surtout menés avec la société Union de Brasseries, une filiale des puissantes B.G.I. (Brasseries et Glacières d'Indochine, bien implantées au Vietnam et en Afrique) créée pour développer en France son affaire (marque 33) et en absorber d'autres.

Un protocole d'accord, qui permettra la continuité de l’activité brassicole, sera signé le 19 novembre 1962 entre La Nouvelle Gallia et UB. Cet accord marque donc la fin de la Société "La Nouvelle Gallia", une aventure qui aura duré 73 ans et qui aura été menée par trois générations de la même famille.

Six ans plus tard, en 1968, UB ne tiendra pas ses promesses, la production de la brasserie Gallia s’arrête, l’usine est démolie et plus tragique encore, la marque Gallia est progressivement abandonnée.


2010…: La renaissance


C’est en Mars 2009 que Guillaume et Jacques ont pour la première fois l’idée de relancer une bière parisienne. Ils sont partis du constat simple que Paris était la dernière capitale mondiale à ne plus avoir de bière brassée localement.S’en suit la découverte de la marque Gallia et de son histoire, la rencontre avec ses descendants et le projet de redonner vie à cette bière historique dès 2010.


Un travail s’opère sur le fond pour ré-adapter la recette d’origine de la Gallia aux nouvelles contraintes de production. L’équipe Gallia travaille sur la sélection des matières premières, effectue des brassins tests et organise des dégustations pour évaluer les résultats. La Gallia Blonde « recette d’origine » est finalisée début 2010. La bière est enfin prête à être commercialisée, 40 ans après la dernière bouteille vendue.

Brassée localement, avec du malt d’orge du bassin parisien, la Gallia renait officiellement enAvril 2010 et la commercialisation commence en Juin de la même année.

Le succès est rapide pour la Gallia dont le nombre de points de vente augmente tous les mois.Des clients prestigieux comme la Grande Epicerie de Paris ou Lafayette Gourmet viennent s’ajouter aux nombreuses brasseries et zinc parisiens ayant choisis de fièrement proposer la Gallia Blonde « recette d’origine » à leurs clients. Les médias s’intéressent à l’aventure, Le Parisien, RTL, Le Figaro ou BFM racontent la renaissance de la bière Gallia.

La bière parisienne en rayon


En Juin 2012, la bière Gallia Blonde est distribuée dans plus de 250 points de vente à Paris,elle s’est également développée à l’export en Australie, Chine et Grande Bretagne.

La bière parisienne continue sa route
Notre prochain défi, ouvrir une fabrique de bière Gallia, au cœur de Paris.


Guillaume et Jacques.

 

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