Le déclin des brasseries Parisiennes

Publié le 17 mars 2017

De 1939 à 1962: La guerre et ses conséquences

Pendant la seconde  guerre mondiale, la brasserie reste active en dépit des nombreuses difficultés dues à la pénurie de matières premières, de charbon et de main d’œuvre.

A la fin de la guerre, les dirigeants de La Nouvelle Gallia abordent les années ’50 avec confiance. Ils investissent dans la modernisation de l’usine: acquisition d’un terrain, construction d’un nouveau bâtiment, nouvelle ligne d’embouteillage etc…

Cependant, à la fin des années 50, la brasserie, fragilisée pendant la guerre, se heurte à plusieurs difficultés : les aléas climatiques, la hausse des matières premières, de la main d’œuvre et des charges sociales; mais surtout les effets de la mondialisation naissante avec la concurrence des bières étrangères, d’Allemagne, de Hollande et de Belgique notamment, promues par de gros investissements publicitaires.

Les ventes au début des années 60 se situent entre 100.000 et 120.000 hectos. Elles sont donc inférieures aux ventes d’avant guerre. A cette période, la Nouvelle Gallia, n’avait pas atteint la taille critique pour faire face aux assauts agressifs de la concurrence…

De 1962 à 1968: Le déclin

En ce début des années 60, les dirigeants de la Nouvelle Gallia réfléchissent à contrecœur à la dissolution de la brasserie. A plusieurs reprises des promoteurs immobiliers proposèrent le rachat du terrain de la brasserie. Aucune suite ne fut donnée à ces propositions car la société souhaitait avant tout la continuation de son activité brassicole.

Les pourparlers étaient donc surtout menés avec la société Union de Brasseries, une filiale des puissantes B.G.I. (Brasseries et Glacières d’Indochine, bien implantées au Vietnam et en Afrique) créée pour développer en France son affaire (marque 33) et en absorber d’autres.

Un protocole d’accord, qui permettra la continuité de l’activité brassicole, sera signé le 19 novembre 1962 entre La Nouvelle Gallia et UB. Cet accord marque donc la fin de la Société « La Nouvelle Gallia », une aventure qui aura duré 73 ans et qui aura été menée par trois générations de la même famille.

Six ans plus tard, en 1968, UB ne tiendra pas ses promesses, la production de la brasserie Gallia s’arrête, l’usine est démolie et plus tragique encore, la marque Gallia est progressivement abandonnée.

 


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